• Traineau a chien

Alain Veilleux

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  • Classé sous

    Champ: 600000 - Pratiques ludiques et esthétiques
    Type de pratique: 630000 - Art populaire
    Classification: 638000 - Autre pratique
    Stade de patrimoine: Actuel
    Savoir ou savoir-faire: Taxidermie
    Type de patrimoine: Artisanal, Artistique, Forestier

    Intérêt patrimonial

    La taxidermie moderne, soit la naturalisation d’animaux pour la conservation de la peau, est un savoir-faire qui remonte au 18e siècle. La transmission s’effectue d’un porteur à un autre ou par les livres. C’est par des cours et des recherches qu’Alain Veilleux a appris les rudiments de la technique.

    Description de la pratique, du savoir ou du savoir-faire

    La taxidermie est plus qu'une technique, c'est l'art de redonner l'apparence de la vie. Alain Veilleux exerce son art sur la Côte-Nord. De nos jours, les taxidermistes récupèrent seulement la fourrure, les écailles ou les plumes des animaux qu'ils naturalisent. Les formes reproduisant le corps de l'animal, les yeux et le cartilage des oreilles proviennent de magasins spécialisés en taxidermie. Lorsqu'il reçoit un animal, il prend d'abord ses mensurations à l'aide d'un compas. Ces mesures sont notées sur un croquis. Ensuite, il retire la peau comme on enlève un gant. Il mesure à nouveau les dimensions de la carcasse. Par exemple, il mesure la distance entre le nez et l'œil ; le nez et l'arrière de la tête ; la largeur du crâne ; la grosseur du cou ; la taille des épaules ; la longueur des jambes, etc. Ces données permettent de commander les formes préfabriquées en styromousse et en uréthane qui conviendront aux formes et à la taille de l'animal. Il y a quelques fournisseurs au Canada et plusieurs aux États-Unis qui offrent ces produits. Le taxidermiste doit traiter la peau selon la même méthode que les trappeurs. Alain Veilleux doit retirer la graisse avec une écharneuse. La peau est tendue sur une planche de bois. Elle est recouverte de sel pendant deux jours. Le sel a pour fonction d'absorber l'eau et le gras. Ensuite, elle est trempée dans des solutions acides et salines. Une crème est appliquée sur le cuir pour tanner la peau. Pour mettre la peau sur les moulages, il faut la mouiller. Lorsqu'elle est humide, la peau prend de l'expansion. La peau sèche sur la forme. Pour la maintenir en place, le taxidermiste applique de la colle. Alain Veilleux effectue des essais afin d'adapter la forme à la dimension de peau disponible. Les prises de mensurations facilitent cette étape du travail. Il est possible de tailler la forme de styromousse pour la rapetisser ou d'utiliser une pâte pour l'agrandir. Parfois, il est nécessaire de coudre la peau. Alain Veilleux utilise cette technique dans la section de la peau où il a ouvert l'animal. Il est possible d'éviter cette étape en recourant uniquement à la colle. Il faut aussi placer les yeux et la bouche de l'être naturalisé. Les taxidermistes conservent seulement la peau de l'animal à naturaliser. Les éléments nécessaires à la fabrication de l'intérieur d'une bouche, les yeux et le cartilage des oreilles sont achetés. Autrefois, les taxidermistes récupéraient différents éléments de l'animal. De nos jours, les objets manufacturés remplacent avantageusement les matières naturelles. Une quinzaine de jours sont nécessaires pour le séchage de la colle et du cuir mouillé. Ce laps de temps permet au taxidermiste d'effectuer des retouches. Le processus est le même pour les poissons que pour les animaux à fourrure. Il faut retirer la peau du poisson en n'omettant pas de calculer les mensurations. Ensuite, il faut tanner la peau. Puis, elle est déposée sur le moulage. En séchant, la peau perd ses couleurs. Il reproduit les couleurs des écailles des poissons à l'aide de chartes de couleurs. L'art du taxidermiste est de redonner l'apparence de la vie en créant le mouvement et en tentant de restituer l'esprit de l'animal. Les êtres naturalisés peuvent être exposés de différentes manières. Cependant, de nos jours, on privilégie l'exposition dans une reproduction de leur milieu naturel. Alain Veilleux naturalise environ une dizaine d'animaux annuellement. Il est reconnu pour ses talents de taxidermiste. Certaines de ses œuvres sont exposées dans des magasins de chasse et de pêche.

    Apprentissage et transmission

    Dans le cadre du programme d'enseignement d'agent de la faune, les étudiants apprennent des rudiments de la taxidermie. Alain Veilleux a également suivi des cours donnés par des professionnels. Il a aussi lu des ouvrages et des revues sur ce sujet. Il a déjà donné des cours de taxidermie à trois jeunes étudiants du Cégep de la région. Il y a peu de demandes pour des cours. Les étudiants allaient à son atelier pour assister à une démonstration de naturalisation. Ils prenaient des notes et photographiaient les étapes du processus. Mais pour apprendre la taxidermie, il est nécessaire de mettre en pratique le savoir afin de maîtriser les rudiments de cet art. Il faut acquérir une certaine dextérité.

    Historique général

    Né en 1957 à Saint-Georges-de-Beauce, Alain Veilleux est agent de protection de la faune. Dès l'enfance, il était intéressé par les animaux naturalisés. Il désirait acquérir ce savoir. À ce moment-là, la taxidermie était une technique mystérieuse. Les taxidermistes refusaient souvent de transmettre leur savoir. Sa formation d'agent de la faune et des lectures lui ont permis de découvrir les secrets de la taxidermie. Depuis quelques années, il participe à des séminaires et à des congrès. Dans le cadre de ces rencontres de l'association des taxidermistes, les membres apportent des œuvres réalisées durant l'année. Elles sont jugées par un jury. Il y a différentes catégories: novice, professionnel, maître et excellence. Présentement, les prix reçus classent Alain Veilleux parmi les maîtres pour les poissons et professionnel pour les autres espèces. Autrefois, la taxidermie était nommée empaillage ou bourrage. Le terme a changé parce que cette technique a connu plusieurs transformations au cours des dernières décennies. À cette époque, le corps des animaux était rempli avec de la paille ou de la bourrure pour le mobilier. De nos jours, les taxidermistes utilisent du styromousse et de l'uréthane. Des magasins de taxidermie vendent des formes variées d'oiseaux, de poissons et d'animaux des différentes régions de la planète. Les formes sont modifiées et sablées par les taxidermistes afin d'adapter les pièces à la taille de l'animal. La technique a évolué lorsque les entreprises ont engagé des sculpteurs. Ceux-ci ont réalisé des modelages des carcasses d'animaux à partir des véritables os bouillis. Ces modèles ont été reproduits pour la commercialisation.

    Sources

    Nom de l'enquêteur ou des enquêteurs: Frédéric Hins et Francesca Désilets
    Date d'entrevue: 25 juillet 2006
    Nom de l'indexeur ou des indexeurs: Francesca Désilets

    Localisation

    Région: Côte-Nord
    MRC: Manicouagan
    Municipalité: Baie-Comeau
    Ville: Baie-Comeau