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Marché St-Jean-sur-Richelieu

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  • Classé sous

    Champ: 100000 - Pratiques coutumières
    Type de pratique: 140000 - Pratiques coutumières économiques
    Classification: 144000 - Activité économique contemporaine
    Stade de patrimoine: Actuel
    Cote: 144140-Marché public
    Nom(s): Ronald Toupin
    Rôle(s): Président de l'Association des maraîchers de la place du marché public du Vieux Saint-Jean

    Intérêt patrimonial

    Situé au cœur de la vieille partie de la ville de Saint-Jean-sur-Richelieu, le marché public a conservé sa vocation première depuis sa fondation au milieu du XIXe siècle. Par son emplacement et sa longévité, la tradition de « faire son marché » est très bien implantée dans les habitudes d’une partie de la population de la ville.

    Description de l'espace culturel

    Le marché public de Saint-Jean-sur-Richelieu se trouve à l’angle des rues Jacques Cartier et Longueuil depuis 152 ans. On dénombre 44 étals extérieurs entourant le musée du Haut Richelieu permettant aux marchands de vendre leurs produits. Ce marché est ouvert toute l’année le mercredi et le samedi. À partir de la fin octobre, deux pomiculteurs sont présents pour offrir leurs produits. On retrouve au marché, plusieurs producteurs de la région de Sherrington où l’on retrouve la terre noire. Ces producteurs produisent des échalotes, de la salade, du navet, des patates et autres. En résumé, tout ce qui pousse dans la terre. Des producteurs de St-Jean, Saint-Rémi et des alentours produisent des tomates et des concombres. Il y a trois producteurs qui font tout pousser eux-mêmes leurs fruits et leurs légumes, tandis que les autres produisent quelques aliments, mais achètent le reste à d'autres producteurs. Quelques-uns sont présents au marché de Saint-Jean depuis de nombreuses années. C’est le cas de monsieur Alix, pomiculteur, et de la famille Landry, productrice de maïs ayant son étal depuis deux générations. Il y a finalement le kiosque de fleurs coupées, les Bouquets du marché, qui occupent les mêmes étals depuis maintenant trois générations. La clientèle du Marché de Saint-Jean-sur-Richelieu est constituée d’acheteurs et non de promeneurs. C’est surtout des personnes âgées qui le fréquentent. L'association des maraîchers tente d’attirer de jeunes familles, car la population de la ville s'accroît actuellement. Il serait donc possible de voir l’achalandage augmenter au cours des prochaines années. Les gens y vont faire leur marché, car ce sont des produits frais, qui ont été cueillis, ou pour reprendre l'expression populaire « cassés », le matin même ou la veille. De plus, le marché est implanté depuis plusieurs années. Ainsi, les gens ont pris l’habitude de venir faire leur marché le samedi matin. La tradition de venir faire son marché est maintenant ancrée chez la clientèle régulière.

    Apprentissage et transmission

    Quelques producteurs sont présents depuis deux ou trois générations au marché de Saint-Jean-sur-Richelieu. Pour Ronald Toupin, l’intérêt pour les fleurs et le travail au marché s'est développé dès l'enfance: il a commencé à fréquenter ce lieu vers l’âge de 12 ans pour aider son père. À cette époque, ils allaient au marché en cheval et il y « trimait la salade », c'est-à-dire la tailler, entre autres tâches.

    Historique général

    Le Marché de Saint-Jean-sur-Richelieu existe depuis le Régime français. À ce moment, les producteurs vendaient sur la place publique au grand air. En plus des fruits, des légumes et de la viande, on pouvait y acheter des animaux et du foin. Le bâtiment qui abrite les bouchers pendant de nombreuses années a été construit en 1857 sous le Régime anglais. Non seulement on a construit un édifice, mais on a aussi mis de l’ordre au marché: on a, par exemple, exigé que les lieux restent propres. Vers les années 1930, les étals du marché s’obtenaient à l’enchère. En effet, à la fin du mois de janvier, une enchère se tenant à la place à l’Hôtel de Ville permettait aux producteurs d’obtenir une place au marché. À l’époque, le deuxième étage de l’édifice, actuellement le Musée du Haut Richelieu, était consacré à la vente de viande. Puisque le marché n’était pas réfrigéré, les bouchers de l’époque devaient vendre leurs viandes avant midi, tandis que les agriculteurs pouvaient vendre jusqu’à 16h. Vers les années 1950-1960, le Gouvernement a interdit la vente de viande qui n’était pas réfrigérée, forçant tous les bouchers à quitter le bâtiment. Les maraîchers, quant à eux, sont demeurés à l’extérieur. Le bâtiment a par la suite été utilisé pour la présentation d'oeuvres artistiques, comme le théâtre et la danse, et est devenu par la suite le Musée du Haut-Richelieu.

    Sources

    Nom de l'enquêteur ou des enquêteurs: Marjolaine Boutin
    Date d'entrevue: 3 juillet 2010
    Nom de l'indexeur ou des indexeurs: Marjolaine Boutin

    Localisation

    Région: Montérégie
    MRC: Le Haut-Richelieu
    Municipalité: Saint-Jean-sur-Richelieu
    Ville: Saint-Jean-sur-Richelieu
    Code postal: J2X 4J3
    Téléphone: 450-347-5721